Notre Profession de Foi

Publié le par Amis de la Décroissance Nancy

Notre Profession de Foi

En marche pour une Décroissance choisie !

La décroissance subie lors de la pandémie fut d'abord l'occasion d'interroger «le modèle de développement dans lequel s'est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile ses failles au grand jour (…) Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie au fond à d'autres, est une folie» (discours du 12 mars 2020 sur la «guerre» contre le virus) ; il fallait alors «retrouver le sens de l'essentiel», des «décisions de rupture» étaient annoncées.

Bien vite, le capitalisme s'est ressaisi ; on a appris de ses portes voix que «le virus n'a pas de passeport» et que, comme le nuage de Tchernobyl, «il ne s'arrête pas à la frontière». Les supermarchés sont restés ouverts pendant que les petits commerces fermaient. Les citoyens du monde diffusent les variants du virus pendant que les gens sont bloqués en bas de chez eux.

Pendant ce temps, la convention citoyenne sur le climat – 150 citoyen-ne-s tirés au sort – a rendu des propositions pleines de bon sens - les mêmes que tout un chacun prendrait s'il était correctement informé. Celles qui sont immédiatement applicables, comme la limitation de la vitesse et du poids des véhicules, le refus de la 5G ou la taxation du kérosène, furent traitées de «modèle Amish» et le gouvernement a sorti ses «jokers».

Depuis, les SUV prolifèrent et les antennes 5 G poussent un peu partout, dans le plus grand secret : plus de 80 sur les 3 cantons de Nancy ; les médias prêchent la relance tout azimuts de l'économie et désignent la décroissance comme l'ennemi de l'innovation, de la science, du progrès, des pauvres, des jeunes et des vieux, etc … La dérive numérique, en plus d'abîmer la nature, met à mal la démocratie et facilite la répression des résistances écologiques au productivisme, comme à Bure dans la Meuse.

 

Il nous semble au contraire que la décroissance de l'économie est la seule réponse crédible face aux problèmes écologiques et sociaux crées par la société de croissance : changement climatique, extinction des espèces, épuisement des ressources mais aussi inégalités croissantes, liens sociaux amoindris, pollutions, santé affaiblie, perte de sens, existences virtualisées etc...

 

Bien sûr, la Décroissance n'est pas un but en soi. C'est plus modestement un chemin à parcourir, une sorte d'étape à franchir ou de trajet à faire, de période à assumer, individuellement et collectivement, pour repasser sous les seuils de soutenabilité écologique et parvenir ainsi à préserver l'habitat commun ; l'économie étant responsable des désordres écologiques et la totalité des politiques publiques étant tournées vers la croissance économique, il nous paraît salutaire de commencer par décoloniser un imaginaire aussi suicidaire.

La Décroissance est donc une philosophie du cheminement, qui permet de prendre sa part : elle devient alors un «objectif opérationnel», aisément quantifiable et évaluable, indiquant clairement une direction, de surcroît assez facile à atteindre, au moins pour les premières réductions, vu le niveau actuel de gaspillages en tous genres, stimulé par la publicité et l'augmentation des inégalités (c'est pourquoi nous disons que la première des décroissances doit être celle des inégalités).

Vous trouverez au verso une déclinaison territoriale des idées de la décroissance. Elles indiquent une direction : relocaliser les activités en retrouvant la norme du suffisant : ni pas assez, ni trop. Les attributions du département, collectivité qui incarne le mieux l'idée d'égalité, permettraient de sauvegarder une décence commune. C'est pourquoi nous voulons nous y investir en sollicitant vos suffrages.

 

Le 20 juin, votez pour une Décroissance choisie, organisée,
partagée, active et .. joyeuse !

 

La Décroissance c'est le bon sens !

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